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Droits des femmes: pourquoi avons-nous encore un rôle à jouer ?

8 Mars, journée internationale des droits des femmes. C’est une journée importante à nos yeux, honorant le chemin que toutes les femmes ont parcouru pour gagner des droits et plus de liberté. Vous le savez, les femmes sont au cœur de nos préoccupations chez LOLO Paris. 

Nous voulons profiter de cet événement pour vous sensibiliser sur certains sujets, vous rappeler que nous avons encore du chemin à parcourir afin de réduire les inégalités hommes-femmes. En cette journée des droits internationale des femmes, nous voulons partager avec vous des chiffres qui nous interpellent, ils mettent en évidence les inégalités genrées qui persistent. Heureusement, dans certains cas, des initiatives sont mises en place pour pallier aux inégalités, nous vous les présenterons également. 

Bannière droits des femmes

 

1. Travail - La parole au travail ou plutôt en télétravail 

Le contexte sanitaire a bouleversé notre manière de travailler. La majorité des personnes font du télétravail, les réunions en visio rythment les journées. 

Une enquête faite sur 2000 salariés français, réalisée par Boston Consullting Group (BCG) et d’Ipsos, a révélé que “les femmes sont 29% de moins que les hommes à avoir pris la parole en réunion, depuis que le télétravail a démarré “. 

La crainte de prendre la parole en public ne date pas d’hier, pour les filles et les femmes. C’est un phénomène qui commence dès l’école. En effet, les attentes concernant la prise de parole en public diffèrent entre les filles et les garçons. Des études ont été faites, les instituteurs demandent davantage aux garçons de s’exprimer sur ce qu’ils pensent et de partager leurs avis, tandis que les filles prennent la parole pour réciter une leçon, montrer qu’elles ont bien appris. Ce sont des habitudes que nous intériorisons inconsciemment, qui expliquent certains comportements dans le milieu professionnel.

Lors des réunions en visio sur Teams, Zoom, etc., les femmes peuvent plus facilement appréhender le fait de prendre la parole, donner leur avis car différentes peurs sous-jacentes peuvent y être associées. 

Le télétravail peut ainsi avoir des conséquences négatives sur les femmes telles qu’un sentiment d'anxiété grandissant, qu’une baisse de confiance en leur avenir professionnel...

Malheureusement, nous constatons que le modèle 100% télétravail creuse de nouvelles inégalités entre les hommes et les femmes.

2.  Précarité menstruelle - Qu'est-ce que c’est ? Qui est concerné ?

D’après une étude réalisée par l’Ifop en 2019, 1,6 million de françaises étaient en situation de précarité menstruelle, c'est-à-dire n’ayant pas accès ou en manque de protections hygiéniques. De plus, 21% des femmes les plus précaires ont déjà renoncé à sortir de chez elles ou à aller au travail par manque de protections hygiéniques. L’une des raisons principales de la précarité menstruelle est le coût que cela représente, soit un coût moyen mensuel de 26 €. Les femmes en situation de précarité se retrouvent dans l’obligation de créer des protections hygiéniques alternatives, en utilisant par exemple des chaussettes, des éponges ou autre... Ces types de protections d’urgence sont dangereuses, peuvent entraîner des irritations ou infections pouvant gravement impacter la santé.

Mais la situation avance, pour venir en aide à cette précarité alarmante, le Ministre de l’Enseignement supérieur, Frédéric Vidal, a annoncé fin février dernier la mise en place de 1500 distributeurs de protections dans les universités et une gratuité complète à la rentrée 2021. C’est une belle nouvelle !

N’oublions pas que les protections hygiéniques ne sont pas un luxe mais une nécessité !

3.  Parentalité - Plus avantageux de devenir un père qu’une mère ?

Dans le monde professionnel, devenir mère ou devenir père n’a pas les mêmes répercussions. D’après le Centre Hubertine Auclert, centre francilien pour l’égalité femmes-hommes, après une naissance, 1 homme sur 10 réduit ou cesse temporairement son activité contre 1 femme sur 2. Ces chiffres nous montrent qu’il est plus attendu pour une mère de concilier vie professionnelle et vie familiale. Cette conciliation augmente significativement la charge quotidienne d’une femme, mais peu de reconnaissance lui est faite au niveau professionnel. 

Que ce soit à l’embauche ou concernant la répartition salariale, la naissance d’un enfant augmente les inégalités hommes-femmes au sein d’un foyer. Tandis qu’une mère de famille gagne en moyenne 23 % de moins qu’un père (et cette inégalité se creuse avec l’âge !), l’image du père de famille valorise la carrière d’un homme. En effet, un père perçoit des primes parentales alors qu’une mère voit son salaire se réduire.

Il est temps de changer les règles de ce modèle patriarcal !

plaque rue sainte Catherine bdx


4. Culture - Les femmes dans l’espace public

Le saviez-vous ? Sur 63500 rues de France, seulement 2% rendent hommage à des femmes, voilà ce que l’enquête de l'ONG Soroptimist révèle. Ce chiffre n’est pas anodin, il reflète la vision de l’histoire de France et est le reflet de la place laissée aux femmes dans les lieux publics au sein de notre société. C’est le signe que les femmes ont longtemps été écartées de la vie publique et de la mémoire collective. Pourtant, le nombre de femmes à honorer ne manque pas ! Ce constat est également valable pour la dénomination des stations de métro françaises, rares sont celles portant un nom de femmes. 

Mais alors, quelles sont les femmes qui ont l’honneur de nommer une rue ? Parce que oui, la dénomination d’une rue est un geste honorifique.

Parmi ces rues portant des noms féminins, on compte : 

  • Jeanne d’Arc 
  • Hélène Boucher, une femme aviatrice 
  • George Sand
  • Marguerite Yourcenar 
  • Simone Weil 
  • Sainte Catherine